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Quand les systèmes de ventilation deviennent des outils de données

Les systèmes CVC génèrent une quantité considérable de données, dont seule une petite partie est réellement exploitée. Pourtant, ces informations peuvent être utilisées bien au-delà du simple contrôle du climat intérieur. Ces systèmes disposent de nombreuses fonctionnalités destinées à maintenir un environnement sain et confortable. Ils mesurent en continu la température, la qualité de l’air et l’occupation des espaces, et ajustent leur fonctionnement en conséquence. Notre expert, Philip Andersson, Product Manager Digital Services, explique comment ces données peuvent créer de la valeur bien au-delà de leur usage initial.

Un système de climat intérieur mesure souvent le CO₂, la température, l’humidité et l’occupation des espaces 24h/24. Les données collectées pilotent la ventilation et le contrôle de la température en déclenchant des ajustements du débit d’air et du chauffage/refroidissement pour répondre aux besoins réels à l’intérieur des bâtiments. Ainsi, ces systèmes dressent une image détaillée de la manière dont un bâtiment est réellement utilisé. Cette image montre quels espaces sont occupés et à quels moments, ainsi que les conditions climatiques intérieures lorsque les espaces sont utilisés ou non.

Ce qui se passe ensuite, c’est que la majorité des données reste enfermée au système CVC. Si un propriétaire souhaite les utiliser autrement, par exemple dans une plateforme de gestion des espaces, un système de gestion de l’énergie ou simplement pour mieux comprendre le fonctionnement du bâtiment, des intégrations spécifiques sont nécessaires. Elles sont possibles, mais rarement rentables en temps et en efforts.

 

Les données d’occupation ne sont pas utilisées par d’autres systèmes

Les capteurs de climat intérieur ne servent pas uniquement à réguler la ventilation ou le chauffage. Ils constituent également une source précieuse de données sur l’utilisation réelle des espaces. En croisant les mesures de CO₂, de présence et de température, il devient possible d'évaluer le niveau d'occupation d'un local et son évolution dans le temps.

Cette connaissance des usages permet aux gestionnaires de bâtiments de dépasser les simples données de réservation pour comprendre comment les espaces sont réellement utilisés. Ils disposent ainsi d'une base factuelle pour optimiser l'affectation des locaux, adapter les surfaces aux besoins et améliorer l'efficacité globale du patrimoine immobilier.

 

 

Les pics énergétiques sont subis plutôt qu’anticipés

Les coûts énergétiques constituent un enjeu majeur, mais ils ne dépendent pas uniquement du volume total d’énergie consommé. En France, ils sont aussi influencés par la puissance souscrite, les plages tarifaires, les contrats de fourniture et les coûts d’acheminement de l’électricité. Autrement dit, consommer moins reste essentiel, mais consommer au bon moment devient tout aussi stratégique.

La réponse ne consiste pas simplement à réduire le fonctionnement du CVC pendant les périodes les plus coûteuses ou lorsque la demande est forte. Une telle approche peut rapidement dégrader le confort intérieur. L’enjeu est plutôt d’introduire davantage de flexibilité dans le pilotage du bâtiment.

Par exemple, si le système de gestion énergétique anticipe une période de forte sollicitation entre 8h et 10h, il peut utiliser les heures précédentes pour préconditionner les locaux : ajuster légèrement la température, optimiser la ventilation et tirer parti de l’inertie thermique du bâtiment. Pendant cette période, le système CVC peut alors réduire temporairement son fonctionnement tout en maintenant des conditions de confort acceptables.

Cette approche permet de mieux maîtriser les consommations, de limiter les pics et d’adapter le fonctionnement du bâtiment aux signaux économiques et énergétiques. Le CVC ne devient plus seulement un poste de consommation : il devient un levier de flexibilité énergétique.

 

 

Les données nécessaires au reporting de durabilité restent difficiles d’accès

Enfin, les exigences en matière de reporting se renforcent. Des cadres comme la CSRD, la taxonomie européenne et les critères ESG exigent des données granulaires sur la performance des bâtiments et le climat intérieur. Il en va de même pour des certifications comme BREEAM et LEED. Les données détaillées sur les niveaux de CO₂, la stabilité de la température, les taux de ventilation et les modèles d’occupation sont particulièrement recherchées.

Ces données existent déjà dans les solutions CVC avancées. Cependant, leur extraction est souvent chronophage car elle nécessite beaucoup de travail manuel. Les données CVC ne remplacent pas forcément un système de comptage énergétique, mais elles couvrent la majorité des besoins de ces référentiels et organismes de certification.

 

INSIDE Integration lève les obstacles

Chez Swegon, nous avons développé un service permettant de rendre ces données accessibles et exploitables via une API standardisée: INSIDE Integration. Cette API permet aux plateformes de gestion des espaces, aux systèmes de gestion de l’énergie et aux outils de reporting d’accéder directement aux données du système CVC. INSIDE Integration permet également à des systèmes autorisés d’envoyer des consignes de contrôle à des équipements individuels.

Cela signifie que les gestionnaires de bâtiments peuvent mieux comprendre l’utilisation des espaces, que les plateformes énergétiques peuvent ajuster et optimiser le fonctionnement du CVC pour éviter les pics de consommation sans compromettre le confort, et que le reporting peut être automatisé et simplifié.

IINSIDE Integration permet de remplacer une gestion fondée sur des hypothèses d’occupation, des réductions de charge réactives et un reporting chronophage par une exploitation pilotée par les usages réels : une approche proactive avec pré-conditionnement des bâtiments et des rapports générés automatiquement.

 

L’accès est sécurisé et contrôlé

INSIDE Integration met toutes les données mentionnées à disposition via une API construite sur le framework RealEstateCore. L’accès est sécurisé et contrôlé, et le propriétaire du bâtiment décide quels prestataires et systèmes peuvent utiliser les données. Celles-ci peuvent ensuite être partagées avec les plateformes et outils utilisés par ces prestataires, sans connecteurs propriétaires ni middleware. En résumé, il ne s’agit pas d’un système ou d’une plateforme supplémentaire à mettre en place.

De nombreux systèmes liés aux bâtiments peuvent exporter des données, mais peu permettent à des systèmes externes autorisés d’agir sur le contrôle de manière structurée, cohérente et interopérable. Le modèle de données d’INSIDE Integration est standardisé et accessible. C’est ce qui le distingue.

 

Qui bénéficie d’INSIDE Integration ?

Plusieurs parties prenantes du cycle de vie du bâtiment en bénéficient. Les propriétaires immobiliers obtiennent un soutien pour l’optimisation énergétique, la compréhension de l’utilisation des espaces et le reporting de durabilité. Les équipes techniques améliorent la gestion des espaces et peuvent planifier les services de manière proactive tout en maintenant un confort intérieur optimal. Les équipes IT et digitales apprécient les systèmes sans verrouillage propriétaire, et les fonctions liées à la durabilité accèdent à des données plus pertinentes.

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