Lorsque nous avons rédigé le premier article en 2019, le BIM était déjà relativement connu, principalement dans les secteurs de l’immobilier, de la construction et des installations techniques. Toutefois, sa portée réelle et sa valeur ajoutée restaient encore floues.
BIM est l’acronyme de Building Information Modelling (modélisation des informations du bâtiment). Il désigne la création d’un modèle numérique 3D dès la phase de planification d’un projet, afin d’améliorer la prise de décision, de simplifier l’ensemble du processus de construction et in fine, de gérer un bâtiment de façon plus efficace, la maquette centralisant toutes les informations du projet.
En 2019, il était décrit comme un point central de rassemblement des informations relatives à un bâtiment ou à un produit, une sorte de « bibliothèque » interconnectée.
En 2026, l’outil est devenu le socle de la planification des projets de construction et organise l’ensemble des processus techniques, réglementaires et contractuels. Il s’impose comme un levier incontournable pour la maîtrise des opérations complexes, qu’elles soient industrielles ou publiques.
Le BIM en 2019 et en 2026
En 2019, les informations contenues dans un modèle BIM déterminaient ses possibilités d’utilisation. Les domaines d’application comprenaient notamment :
• Une meilleure compréhension des concepts et des bâtiments achevés
• Une coordination améliorée et moins d’erreurs lors de la planification et de la construction
• Une réduction des pertes de temps pendant la phase de construction
• Une meilleure estimation des coûts, des délais et des matériaux
• Une productivité et une qualité accrues
• Une administration simplifiée
Depuis 2019, le changement le plus significatif concerne le niveau d’adoption du BIM et le nombre de pays qui l’exigent désormais pour les projets publics ou à haut risque.
Aujourd’hui, il est possible d’ajouter différentes couches d’information afin d’intégrer des facteurs externes tels que le temps, les coûts, l’analyse de l’empreinte carbone ou encore la planification. Il permet également d’optimiser les espaces en prenant en compte l’évolution des infrastructures au fil du temps.
Les progrès en matière de visualisation ont également été rapides, avec l’utilisation de la réalité augmentée sur certains projets. Le Scan-to-BIM permet de transformer les données initiales en une maquette numérique structurée et normalisée selon la norme ISO 19650.
Mais l’évolution ne s’arrête pas là. Les flux de travail en 4D et en 5D sont désormais largement utilisés. Le BIM 4D associe le modèle numérique au planning du projet afin de visualiser précisément la séquence de construction dans le temps. La 5D permet, quant à elle, d’extraire les quantités et d’attribuer des coûts à chaque élément du modèle, facilitant ainsi une gestion budgétaire efficace dès les premières phases du projet.
L’outil peut également servir de base au développement d’un jumeau numérique (digital twin). Celui-ci correspond à une représentation numérique dynamique d’un actif physique, enrichie par les données issues de capteurs, des systèmes du bâtiment et des indicateurs de performance.
Contrairement à une simple visualisation 3D, qui se concentre sur la conception et la construction, le jumeau numérique permet une interaction virtuelle continue avec l’actif. Il devient ainsi possible d’optimiser la consommation énergétique, d’anticiper la maintenance et d’analyser les performances en temps réel.
La valeur du BIM dans les projets
Il y a quelques années, nous recommandions déjà à nos clients de choisir des fournisseurs de produits et de systèmes maîtrisant le BIM et proposant un support adapté. Cette expertise constituait un facteur clé pour garantir que les installations et les fonctions prévues soient correctement réalisées et opérationnelles. Un processus de construction optimisé se traduit également par des économies significatives.
Aujourd’hui, la majorité des acteurs du secteur du bâtiment disposent de compétences solides et d’une réelle expérience dans ce domaine. Que l’équipe de projet soit très expérimentée ou qu’elle découvre encore ces outils, l’accès aux bons dessins et aux fichiers de données au bon moment reste l’un des moyens les plus efficaces de gagner du temps et de produire des modèles précis et fiables.
Le BIM chez Swegon aujourd’hui
Dans l’article original, les clients étaient invités à se familiariser avec le logiciel ESBO de calcul des besoins énergétiques et de puissance. Ce logiciel est toujours utilisé et régulièrement mis à jour. Toutefois, le développement ne s’est pas arrêté là.
Depuis, nous avons développé les fichiers BIM de nos produits, créé deux bibliothèques dédiées, introduit des plugins pour les utilisateurs d’AutoCAD et de Revit, et rendu possible l’exportation de fichiers BIM à partir de tous nos logiciels de sélection. Pour mieux comprendre comment l’utiliser efficacement, nous recommandons également de consulter notre guide Swegon BIM.
À l’avenir, les évolutions se poursuivront. Le début de l’année 2026 apportera plusieurs nouvelles versions et des avancées majeures.
Restez à l’écoute pour les prochaines mises à jour et les futurs articles de blog consacrés au BIM.