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Festival Passibat '26

Festival Passibat '26
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Hier, nous avons eu le plaisir de participer au Festival Passibat 2026, un rendez-vous riche en retours d'expérience, échanges techniques et réflexions autour du bâtiment durable.

Parmi les enseignements marquants de cette journée :

Le bâtiment influence à lui seul près de 75 % du confort, les systèmes techniques intervenant à hauteur de 25 %. Une réalité qui rappelle l'importance de concevoir avant tout des enveloppes performantes et adaptées aux usages.

La ventilation, le double flux, des éléments au cœur du standard Passive House, pas seulement pour une question énergétique... Cette installation a un impact majeur sur la santé et le confort, notamment dans les milieux d’apprentissage.

Une intervention de la table ronde a particulièrement retenu notre attention : celle consacrée à l’architecture pérenne. Si la rénovation constitue aujourd’hui un levier essentiel de la transition environnementale, la préservation de notre patrimoine bâti apparaît tout aussi fondamentale. Au-delà de la simple conservation, il s’agit de transmettre aux générations futures un héritage architectural porteur d’histoire, d’identité et de savoir-faire.

Cette approche privilégie la transformation et l’adaptation des bâtiments existants plutôt que leur démolition, en reconnaissant la valeur culturelle, sociale et environnementale du déjà-construit. Elle mobilise une grande diversité de métiers, associant des techniques traditionnelles parfois séculaires à des innovations de pointe permettant de répondre aux exigences contemporaines de performance, de confort et de durabilité.

Chaque édifice possède sa propre histoire, ses caractéristiques constructives et son contexte patrimonial ; il nécessite donc une réponse sur mesure, fondée sur une compréhension fine de son identité et de ses usages. À Paris, cette réalité est particulièrement marquante : près de 70 % des logements ont été construits avant 1948 et 97 % des surfaces bâties se situent dans un périmètre soumis à l’avis des Architectes des Bâtiments de France. Dans un tel contexte, concilier préservation du patrimoine, adaptation aux nouveaux usages et performance énergétique n’est plus une exception, mais un enjeu structurant pour la ville de demain.

Dans ce contexte, la performance ne peut être réduite à quelques indicateurs énergétiques. La véritable performance d'un bâtiment réside dans sa résilience, sa capacité à traverser les décennies tout en conservant ses qualités d'usage et de confort.

Un autre point de débat a porté sur la place du standard Passif. Alors qu'il est pleinement intégré à la réglementation belge, il reste encore perçu comme une démarche de niche en France. Pourtant, là où la RE2020 fixe un cadre minimal nécessaire, le standard Passif propose une vision de long terme et une approche durable de la performance des bâtiments. 

 La RE2020 instaure une forme d’obsolescence programmée du parc immobilier existant. 

Une journée inspirante qui confirme qu'au-delà des réglementations, la question centrale reste celle de la pérennité de nos bâtiments et de leur capacité à répondre durablement aux enjeux climatiques, énergétiques et sanitaires. 

Julien  Anthony Passibat

#PassiveHouse #Durabilité